Marathon de San Sebastian 2016

Dimanche 27 Novembre 2016, 9h00, à San Sebastian en Espagne, c’est parti pour mon 2ème marathon.

Non, ça ne commence pas comme ça !

A la fin de mon 1er marathon, je m’étais dis que j’en referais un, mieux préparé et avec un meilleur chrono. (4h05 au marathon de la Rochelle en 2015, l’objectif était surtout de le finir)
En Mars dernier, je trouve et m’inscrit à l’épreuve de San Sebastian pour sa proximité de mon domicile et pour le cadre que la ville offre (architectures, océan, public chaleureux,etc…)
Dix semaines avant la course, je me penche sur un plan d’entrainement avec 3 séances par semaine, parfait avec mon emploi du temps.
Des les 1ere séances avec fractionné, je ressens une sorte de brulure sur le coté de la cuisse. J’en parle avec mon médecin du sport, elle me diagnostique un syndrome de l’essuie glace, une tendinite du fascia lata . ça se complique mais je ne lâche pas l’objectif !

Le temps passe et le jour de la course approche vite.
Je reçois mon Pack Marathon de chez Apurna, il y a eu quelques changement depuis l’an dernier.

Le détail du pack dans les photos ci dessus, il est plutôt bien fait et complet.
Dedans nous avons des accessoires qui peuvent servir toute l’année, le bidon et le bracelet lumineux. Vous trouverez aussi un plan d’entrainement et des conseilles pour gérer votre course.

Les semaines avancent, malgré le fait que je ne puisse plus faire de fractionné, le semi qui me sert a vérifié si les « témoins » sont ok se passe plutôt bien. à lire ici

Début Novembre, une tuile de plus, je chope une bonne rhinopharyngite angine blanche qui me laisse KO. Pendant un gros week end, impossible de manger, boire est un calvaire et le sommeil est difficile. Le seul point positif est la perte de poids, moins trois kilos…
Au bout d’une semaine, je reprends un peu du poil de la bête et je vais me faire les jambes, 18km au rythme marathon, ça se passe plutôt bien.

Dimanche, 5h50, je me lève. Passage dans la salle de bain, un bon coup d’eau fraiche sur le visage, histoire de se réveiller. Cuisine, petit déj, la course est dans 3 heures, j’ai le temps de digérer. Rituel de course bien connu, le popo d’avant course alias aussi « le caca de la peur »…mince ça ne veut pas !
Je m’habille, prend mes affaires et hop en voiture direction Hendaye, il est 6h30
Arrivé à 7h05 à la gare, soit 2min après le départ d’un topo, je ne m’affole pas il y a des départ toutes les 30min.
Du coup, j’ai un peu de temps devant moi, je retente la mission popo.
Ok tout est dans l’ordre, je peux continuer mon chemin avec ça de moins à penser.
img_20161127_072852
7h33 embarquement dans le train basque, l’Euskotren, direction Anoeta, lieu du départ.
Une demi heure plus tard, je suis au stade et vélodrome. Il y a énormément de monde.
Le vélodrome sert de consigne pour nos affaires, l’organisation Espagnol est, comme d’habitude, parfaite !
Enfin juste seul truc, c’est la disposition des ravitos, il y en a partout et pas sur les km habituels, je vous laisse juger.
Je passe par le stade pour voir la ligne d’arrivée et les installations du finish, c’est la ligne d’arrivée d’une grande course, c’est sur !


Il ne faut pas trop que je traine le départ va très vite être donné, je rejoins mon sas.
Les dernières minutes avant le coup de feu semblent être interminable.
9H, détonation, mouvement de foule, c’est parti !
Déjà beaucoup de monde sur les bords de route, trottoirs pour nous encourager, les premiers kilomètres se passe bien voir très bien. Tous les voyants sont au vert, je me régale et me dis que c’est jouable les 3h30.
Au neuvième kilomètre, je rencontre Benoit qui a les même objectif de temps, on décide de faire le chemin ensemble. On discute, se motive, c’est cool d’avoir trouvé quelqu’un avec qui faire cette longue route, une chose de plus de positive.
On arrive à la fin de la première boucle, passage dans le stade qui marque la mi course, 21km de parcouru.

marathon de sanse 2.jpg
Serez vous me retrouver ?

Deux kilomètres plus tard, une sensation bizarre, je n’arrive plus à respirer de façon efficace. Je ralentis un peu pour régler se pépin, Benoit s’éloigne. Je me cale derrière un petit groupe qui était à notre poursuite, rien ni fait, mon souffle ne reviens pas.
Ce n’est alors que le début de la galère.
Peu de temps après, forcement le/les points coté, je m’accroche et avance tout de même.
J’ai perdu de vue Benoit, il a bien fait de filer, je lui aurais pourri sa course.
Une nouvelle sensation s’empare de moi au niveau de ma cuisse droite, oh non, une crampe de l’isio très vite suivi du quadri, je baisse les yeux sur ma montre gps, 33km de couvert. Je suis dégouté et ne veut pas m’arrêter là, j’en ai trop fait pour stopper.
J’avance comme un zombie avec cette douleur dans la jambe, le souffle qui n’est toujours pas revenu, d’ailleurs il ne reviendra pas du tout et j’en aurais presque oublié les points de coté.
Deux mecs arrivent à fond sur moi en roller, ils me calment et me pulvérisent un produit sur la cuisse puis ils m’encouragent à continuer, je m’exécute.
Je regarde ma montre tout en courant et calcul quel chrono je vais bien pouvoir réaliser. Là, c’est la dernière marche dans la galère, je perds le mental a chercher à rester dans les temps pour faire un chrono.
Je refais appel a plusieurs reprise, à ces gens en roller et leur produit magique qui te permet de continuer de courir.
Je croise Benoit, un petit signe de la main, il a l’air pas trop mal, je suis content pour lui, il finira en 3h51 si je ne me suis pas trompé sur la liste des arrivées.
J’ai mal aux jambes, une capacité respiratoire quasi nulle, une douleur vive sur le coté droit. Mon TFL est content de pouvoir participer. Je continue malgré tout à me gâcher ce moment en continuant à estimer mon temps d’arrivée.
J’en peux plus, je suis au bord des larmes, je ne veux pas renoncer, je marche de plus en plus maintenant.
Je marche aussi juste avant de rentrer dans le stade pour en finir de ce calvaire et la j’entends la voix d’une connaissance qui me dit que je dois le finir en trottinant au moins.
Ouais, il a raison, cours bordel, bouge toi, t’es une loque. Regarde ce chrono, on va le faire pire que l’an dernier !
Alors je me mets a « courir » et plus j’avance vers cette ligne et plus mon corps refuse.
Je la franchi enfin comme un zombie, les jambes en feu, un sentiment très négatif, je suis déçu, vexé, triste.
4h04min37 au chrono officiel, 3h59min39 retenu.
diplome marathon sanse.png
J’ai pris une grosse claque physiquement et moralement.
Je récupère la médaille mais je refuse de la mettre autour du cou, la déception est trop grande.
Je récupère mes affaires, prends ma douche, repart en topo vers la France.
Rejoindre ma famille pour un peu de réconfort.

J’aurais eu beaucoup de mal à vous écrire ce résumé de course, merci de l’avoir lu.
Je ne vais pas arrêter la course à pied mais l’aborder autrement et me concentrer sur le plaisir même si mon coté compétiteur traine toujours.

Abonnez vous pour ne pas louper mes prochains articles.
Sportivement
Nol

4 commentaires

  1. Salut Nol,
    Merci pour ton récit de course…. je suis bien content de le partager avec toi et surtout de lire les conclusions que tu tires de cette expérience. Je te souhaite de belles et nouvelles courses et peut-être le plaisir de t’y rencontrer.
    En attendant, il me reste à te souhaiter de très belles fêtes de fin d’année… pour toi et tes proches.
    A bientôt , 😉

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s